La Franck Pineau à Auxerre

Auxerrexpo. Samedi matin. Grand kermesse du vélo. Il y a des stands qui vous proposent plein d’accessoires pour vous équiper, des vélos à acheter, des assurances à souscrire. Et pis, il y a un bavard qui vous saoule comme pas possible avec des informations diverses qu’on écoute d’une oreille lasse. Nous sommes sept du club perdus au milieu de tout ça, pour participer à la Franck Pineau.
9.30 heures – à quelques minutes près, Franck Pineau, en personne donne le départ. Nous nous élançons sur le parcours de 130 kilomètres derrière les motos de la gendarmerie nationale. C’est remarquablement organisé. Nous les verrons souvent, remonter la longue file des cyclos où aux intersections importantes pour nous permettre de passer sans encombre. Le fléchage est bien fait et la feuille de route détaillée. Bref, tout est fait pour que nous passions une bonne journée.
Malheureusement, il y a le vent. Il souffle, fort, et trop rarement de façon à favoriser notre progression. Et puis il y a les bosses. Nombreuses. Souvent longues. Et quand par bonheur elles sont courtes, elles en profitent pour accuser des pourcentages très respectables. C’est dommage, car le parcours est des plus agréable, à travers les forêts de l’Yonne et les vignobles bourguignons.
Et cela commence très rapidement, dès le kilomètre 5. La montée vers Saint Bris, 6 kilomètres avec un pourcentage moyen de 2,3. Ce n’est pas grand-chose, mais avec un vent défavorable cela compte double. Bien souvent d’ailleurs, en arrivant en haut d’une côte, alors que le pourcentage devenait plus humain, le vent compensait l’absence de difficulté. Du coup je me suis souvent retrouvé à l’arrière de notre petit groupe. Jean-Jacques, qui devait m’aider dans la tâche de serre-frein caracolant à l’avant. Lâcheur. Et ce sera ainsi durant la plus grande partie du parcours.
Juste un mot pour parler du mauvais esprit qui a régné durant cette journée – j’avais dit que j’en parlerai. Avec Jean-Philippe, qui montait les bosses sur le grand plateau (et il n’était pas le seul, j’ai le nom des autres) ou Jacques qui sifflait nonchalamment en passant à mes côtés et qui s’ingéniaient à me démoraliser. Dur dur pour le pôv cyclo que je suis.
Mais quelle belle journée ce fut. En plus on a tous eu droit à un splendide diplôme. Le vélo, dans ces conditions, que du bonheur !

Bernard W.

 

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