QUELLE MOUCHE M A ENCORE PIQUE ?

Comme le dit l’expression, on peut penser que l’être humain a des réactions bizarres. S’agit-il d’un comportement normal ou d’une réaction cutanée à une piqûre d’insecte ou autres choses… Allez savoir.

Quoiqu’il en soit, lors de la présentation du calendrier du club en début d’année, seule le BRA était au programme pour la cyclomontagnarde…… mais dommage pour moi, tant qu’il sera en juillet je ne pourrais m’y rendre, privilégiant ma vie de famille à celle du club des Cycloteurs pour cette période.

Donc mal m’en a pris et mon égo en a pris un coup…… il fallait donc que je réagisse et me lance un projet perso : ce sera donc pour la 1ère fois la Haute Montagne.

Après avoir survécu aux Trois Ballons, au Morvan et au Jura… il était normal, du moins sur le papier, d’aller errer dans une région, non pas inconnue pour moi, car j’y suis déjà allé en vacances sans vélo, afin de me confronter aux géants et mythes du Tour de France.

Et bien, c’est chose faîte depuis ce week-end. Non sans mal mais réussie.
Et c’est de là que vient le titre, on pourrait croire à une conséquence d’une piqûre…… Alors que j’aurai pu rester tranquillement dans mon canapé à regarder le Tour de Suisse ou autre… non il a fallu que mon deuxième moi me dise, bouges toi les fesses et va leur montrer ce dont tu es capable.

Ce devait être une grosse mouche car après réflexion on se rappelle certaines discussions avec le Président par exemple… non c’est plus pour moi ces conneries…… ou avec jean philippe, qui doit encore se rappeler le Jura… ou plus jamais on m’y prendrait.

Alors tant pis j’ai agis à contresens et me suis mis tout seul dans une aventure physique, libre de tout marquage à la culotte des cycloteurs, libre également dans mon rythme de croisière pour affronter ces cols… et le rythme était idéal pour moi puisque je n’embêtais et ne ralentissais personne à part moi.

Le départ a donc eu lieu samedi dernier d’Argeles Gazost avec pour objectif de la journée : rallier St Lary Soulan après 88 km de vélo.

88 km seulement diront les détracteurs : certes, mais avec au moins 40 km de montée , et surtout à franchir le TOURMALET via la voie Laurent Fignon et la Montée sur la Hourquette Ancizan donc déjà 30 km de montée et quelles montées.
D’Argelès au Tourmalet, ça monte tout le temps aux environs de 3 à 4 % et à Luz St Sauveur, ce n’est plus de la montée mais le début du Tourmalet avec des pourcentages allant de 6 à 10 % en moyenne … et ce foutu de dernier km à 10 %… Celui-là il est quand même très dur mais on sent que c’est la fin donc on y pense moins.

Pendant cette montée, on a le temps de penser à faire demi-tour ou se dire qu’est-ce qu’on fout ici ??

Je me la suis posée souvent pendant ce week-end, peut être un penchant sado maso. Non, non tout simplement le « plaisir » de souffrir un peu et de se juger à la pédale (à ce titre je devrais revoir le nombre de dents arrière sur les pignons, il m’en manque un peu, cela aurait été plus facile).
Et puis la faire tout seul peut être dérangeant pour certains car non motivant… là encore, il faut voir le bon côté des choses, ça me permettait de faire des photos donc de me reposer souvent.

On traverse Barèges : là c’est dur, une bonne ligne droite à 10 % environ qui fait mal aux pattes celle-là mais le ravito est juste un peu plus haut.


Ouf bonne pause avant de repartir finir de gravir ce Mythe des Pyrénées. Et ce fut chose faîte non sans mal car pépère cagnard était de sortie sur tout le week-end, et malheureusement, l’ombre n’est pas souvent présente pendant la montée.


Après la photo obligatoire pour se valoriser vis-à-vis des autres, je suis reparti dans la descente du Tourmalet : 17 km de bonne descente pour arriver à Ste Marie de Campan pour le repas.


Mais là encore, on ne la fait pas à fond. Philou avait raison, entre vaches, moutons, lamas et même un âne au milieu de la route, tout est fait pour être prudent……  et y’en a même qui ont essayé de jouer à saute moutons, mais ils ont perdu……   le mouton a gagné et eux ont gagné un tour à l’hôpital. Manquait plus qu’un ours.

Après le repas, me revoilà parti… 30 mètres…  du moins le pensais-je car les flics bloquaient la route et impossible de repartir tout de suite…… la faute à une bande de guignols sur des vélos qui faisaient une partie de notre parcours à l’envers…  mais j’ai les noms de ces emmerdeurs, VALVERDE, ROLLAND etc…  et oui on est tombé sur le Tour d’Occitanie.
N’ayant pas voulu les ridiculiser, nous les avons laissé passer et patienté jusqu’à la voiture balai.
Et en route pour la montée de la Hourquette : superbe montée et beau paysage sur 10 km environ, assez pentue mais surtout en plein soleil et là ce fut dur, voire très dur : 35 degrés environ.

Content d’arriver en haut pour cette première journée et une belle dernière descente à route très étroite donc dangereuse à nouveau pour la neutralisation à St Lary Soulan : très beau village…  où arrivait également une course à pied TRAIL.

Bon repas et bonne nuit de sommeil, car le programme du dimanche était aussi corsé, moins haut en altitude mais pas facile non plus. 110 km au programme.
Départ le dimanche vers 7h45 avec d’entrée… à la sortie du village, la montée du Val Louron AZET comme petit déjeuner, et celui-là est peut-être le plus dur : 11 km de montée avec des passages à 12 ou 13 %…. Ceux qui ont fait la Flèche avec moi se rappellent par exemple le petit mur le long d’une église à un moment donné.

Et bien là, à AZET il y’a une église aussi avec le même genre de montée mais pas seulement ici. Mais comme il était encore tôt, il faisait bon et la grimpette m’a semblé plus facile à gérer.

Nouvelle bonne descente et rebelote pour le COL D ASPIN : très apprécié sur les 2 premiers km car sous les arbres… et moins bien après car les 11 suivants en plein soleil et toujours sous plus de 30 degrés.
Et bien les cyclos faisaient comme moi, chercher un arbre pour se poser de temps en temps à l’ombre histoire de souffler un peu et récupérer.

La fin du Col d’Aspin n’a été que difficile à très difficile, toujours du 7 à 9 % mais sous la chaleur c’était pénible… pour arriver au col accueilli par un énorme troupeau de vaches « amoureuses » qui venaient nous lécher les bras « pour le sel de la transpiration ».

Fin du calvaire me direz-vous après ces 4 grands cols des Pyrénées, je me suis dit la même chose.
Mais on avait oublié qu’il y’en avait un 5ème, le col de Lingous, qui sur le papier ne montait qu’à 575 m environ… mais alors celui-là pour y arriver, il fallait grimper, descendre, grimper, descendre, non-stop sur 7 à 8 km, et des pourcentages supérieurs à 9 % à chaque petite montée (200 m environ) mais très répétitives.
Et quand vous en avez plein le C….., elles font mal celles-là.


Encore une fois, j’ai pris mon mal en patience et réussi à arriver au bout, soulagé et fier d’avoir pu réaliser tout cela, sans vous physiquement, mais dans mes pensées et grâce à tous vos petits messages de soutien. Cela fait plaisir.
Qu’en est-il pour la suite : à aujourd’hui repos mais l’année prochaine on verra (avec des kilos en moins comme on le prévoit tous les ans sans tenir cette promesse, des kms au compteur en plus………j’ai même été félicité par des Coureurs de Martigues adeptes des randonnées Hautes Montagnes à qui je leur avais dit que je n’avais même pas 2000 km avant de venir ici pour cette année, et pignons arrière avec plus de dents, ça serait mieux).

On verra si je me fais toujours piquer par une bestiole ou pas : apparemment j’ai du bon sang, et à force cela me retire une partie de l’irrigation de mon cerveau et augmente de ce fait les actions impensées ou les conneries.
Donc tout espoir est possible …  en espérant en refaire avec vous.

Merci à vous
Votre Trésorier, qui ne fait pas que compter, mais qui tourne les jambes aussi de temps en temps.

Pascal J.