Brevet de Randonneur des Alpes 20/21 juillet 2019

D’habitude, je ne vous embête pas pendant les congés d’été, je l’ai déjà suffisamment fait pendant le premier semestre ! Mais là nous avons tellement eu de sorties extraordinaires que je suis obligé de prendre ma plume pour vous conter toutes ces belles expériences.

Tout d’abord le BRA, Brevet de Randonneur des Alpes pour ceux qui ne connaissent pas. L’équipe de cyclos de Gournay sur Marne est partie vendredi matin, Doudounet m’appelle sur la route pour me demander où j’en étais (oui, eux descendent et moi je monte). Je suis sur la plage je vais me baigner dans une eau à 27° et profiter du soleil. Je partirai vers 13h pour vous rejoindre. Il doit falloir être un peu fêlé pour aller se faire mal pendant que la chaise longue m’attend. Après avoir passé deux nuits à stresser sur les difficultés qui m’attendent, me voici parti pour rejoindre les copains, à l’hôtel près de Bourg d’Oisans. Vous avez deviné, demain c’est le départ pour le BRA. Pour le moment tout est parfait je rejoins l’équipe, Tony, Stephane, Serge, Jean Marie, Pascal et Alain à 18h à l’hôtel au pont de Claix. Sur les conseils de Serge nous allons retirer les dossiers à Bourg D’Oisans le soir. Je pars donc accompagné de Pascal et Jean Marie, il y a quand même 40 kms à faire en montagne cela prend un peu de temps même en voiture. Nous prenons les dossiers une petite blagounette de Jean marie et nous rentrons. Certains qui commencent à s’impatienter nous appellent pour savoir ce que nous faisons, il ne faut pas se coucher trop tard ce soir !

Nous allons nous restaurer juste à côté de l’hôtel. Un petit apéro pour se remonter le moral et une photo pour immortaliser l’instant. Devinez ce que l’on mange « Viande blanche et pâtes » on va dévaliser le restaurant qui n’a pas l’habitude de faire autant de pâtes. Et puis il y a des morfales dans le groupe !

Le service étant un peu long nous rentrons à l’hôtel à plus de 22heures, Jean Marie n’ayant pas pris la clé de la chambre avec lui, nous nous retrouvons dehors. Heureusement 15 minutes plus tard la responsable revient ce qui nous permet de dormir dans un vrai lit ouf…. Pour un début c’est génial.

De toute façon, on a eu du mal à trouver le sommeil, enfin surtout moi. Petit déjeuner, petit cela dépend pour qui ! Ils y en a qui ont gros appétit. Nous partons pour Bourg D’Oisans ou est donné le départ de la randonnée.

Arrivé sur la ligne de départ Serge a perdu sa plaque de cadre avec la puce. Il va la refaire, nous attendrons jusqu’à 8h30. C’est pas mal en s’étant levé à 5h45, c’est la devise du club, levé de bonne heure, départ tardif !! Ce n’est pas grave le plus difficile arrive.

Comme d’habitude au bout de cinq kilomètres 3 ou 4 cyclos ne prennent pas le bon chemin, ils nous retrouverons un peu plus loin. J’en profite pour faire des photos du groupe vu que l’on est encore tous ensemble et sur le plat.

Maintenant que le décor est planté, nous allons entrer dans le vif du sujet. Le premier col s’annonce « Le col du Glandon ». Ca y est c’est parti les bornes kilométriques sur le bord de la route nous annoncent les pourcentages et distances restantes. 26 kilomètres à 8.5% on le savait, comme on dit c’est dans la tête que cela se passe, et puis on est venu pour cela.

Tony, Stephane, Alain, et Serge partent devant ils vont monter à leurs rythmes, nous aussi mais ce n’est pas le même. Heureusement le paysage est splendide et la montagne est très belle. Un beau lac en altitude cela mérite bien un arrêt pour une photo, d’ailleurs qu’est-ce que l’on va faire comme photo ! Ce sera une excuse pour faire quelques poses.

J’arrive à peu près à suivre le rythme de doudounet, Jean Marie nous attend gentiment mais comme il va nous le répéter à mainte et mainte fois, il pourrait descendre d’une ou deux dents quelle pèche ! Quelle humilité d’ailleurs voyant que nous ne lui répondons plus il essaiera de parler avec d’autres clubs qui vont l’envoyer balader.

Au bout de quelques kilomètres, qui vont être très longs nous arrivons à « La croix de Fer ».

C’est superbe les décors sont magnifiques, les paysages splendides, et comme disait je ne sais plus qui, La montagne ça vous gagne ! Nous immortalisons le point de vue qui a été difficile à gravir et c’est peu de le dire, je vais pointer mon BPF et BCN car je ne suis pas sûr de revenir tout de suite…

Nous descendrons tranquillement jusqu’au contrôle pour nous restaurer, super accueil et bon moment de récupération. Il fait chaud très chaud, tous les cyclos se réconfortent et cela fait du bien.

Ils m’encouragent pour monter les lacets de Montvernier, tu vas voir ça se monte bien les 18 virages. He ! bien dur dur ! La chaleur emmagasinée dans la roche nous fait encore un peu plus souffrir, en plus, 8% ce n’est pas si cool que cela. Arrivé en haut, Doudounet va prendre un bain dans l’abreuvoir pour se rafraichir, moi je vais recharger les gourdes pour essayer de me rafraichir. Allez nous descendons jusqu’à Saint Michel de Maurienne où nous allons passer la nuit et nous reposer. J’en ai bien besoin. Nous rencontrons le club de Gagny qui dort au même Hôtel que nous, c’est amical et ça fait plaisir de partager. Quant à moi je suis bien content d’être arrivé, une bonne douche, et un bon moment de récupération. Il manquait une masseuse !

Nous nous retrouvons tous pour prendre une bière et partager un bon moment de convivialité c’est vraiment super sympa.

Nous cherchons un resto enfin une pizzeria de préférence, devinez pourquoi ? Après quelques petits soucis que je vous épargne, nous arrivons dans une pizzeria suggérée par Tony qui a trouvé cette adresse sur internet.

He bien devinez ce que l’on commande ? Pâtes pour tout le monde, elles sont faites maison nous dit la serveuse. Elles sont excellentes ce sera un bon remontant physique et moral.

Nous allons nous coucher, je suis dans la chambre de Doudonnet et Jean Marie qui a eu à peine le temps de se poser avant de s’endormir. Quant à nous deux ce sera sommeil par épisode, j’ai encore le stress qui monte pour la journée de demain Le Galibier c’est énorme !

Réveil 6h15, bon petit déjeuner, bien qu’il n’y ai pas grand-chose qui passe ce n’est pas grave mes pains au chocolat feront un heureux. C’est sympa au petit déjeuner nous rencontrons plusieurs clubs de notre région.

Nous partons vers 7h30 et là tout de suite à gauche le Télégraphe, tout le monde me disait ça passe bien, la pente est régulière, il faut quand même s’employer sérieusement ! Les mêmes équipes se forment au pied et mon Jean Marie façon de parler, nous attend très gentiment avec énormément de commentaires comme à son habitude. Nous profitons de faire des photos vous savez pourquoi ? Non franchement le décor est superbe.

C’est fait le télégraphe est monté. L’arrivée est belle, on recharge les bidons. Alain me réconforte et m’encourage, tu verras il reste juste, j’apprécie le juste ! Le Galibier, ça se monte bien et c’est linéaire qu’il me disait, He bien dur dur, il avait oublié de me dire que c’est très long, le décor est magnifique, les paysages somptueux, le décor change au fur et à mesure que l’on monte. A trois kilomètres de l’arrivée le paysage change fortement et la pente également. Je me fais mal dans le cou a essayer de trouver le haut du col. Il faut un gros moral ou une grosse aide, merci doudounet. Je vais les monter à mon rythme qui a fortement baissé, mais quel bonheur d’arriver la haut. La vue, je ne vous dis pas, vous avez qu’à regarder les photos ou le monter en 2021.

Nous faisons des photos et profitons pleinement du paysage avant de redescendre au ravitaillement qui est bien garni, où Alain nous attend. Il va nous escorter jusqu’à Bourg D’Oisans. La descente est tranquille avec un vent violent. Tout au long de la route il y a déjà les camping-cars avec les spectateurs pour le tour de France qui passe dans 4 jours. Nous passerons par le lac de Chambon qui nous donne encore un autre aperçu. Arrivé à Bourg D’Oisans c’est la délivrance. Superbe fête pour nous recevoir, nous prenons notre diplôme pour certains, et notre barda.

Nous nous prenons dans les bras fiers de l’avoir réussi. Nous retournons aux voitures sur le parking, une rivière étant juste à côté une majorité d’entre nous irons piquer une tête pour se rafraîchir.

Nous repartons chacun de notre côté, le camion vers le nord et moi vers le sud ou m’attendent la plage et la chaise longue.

Nous nous téléphonons tous pour s’assurer que tout le monde est arrivé à bon port. On aura une pensée pour celui qui travaille le lendemain ou qui fera acte de présence.

En conclusion ce fut une très belle aventure qui resserre des liens entre amis et entre clubs, une découverte de la montagne qui est superbe, qui nous rend humble enfin pour certains qui nous fait découvrir des paysages superbes et différents pour chaque col. Quel Pied ! C’est une expérience à renouveler.

Bravo et félicitations à Serge qui nous dit que ce serait peut-être la dernière fois qu’il gravit ces cols mythiques. C’est vrai qu’il faut faire attention à sa santé pour profiter le plus longtemps possible de nos petites sorties.

Sportivement Didier