randonnée à Provins – 12 sept 2020

Cette année, l’occasion de participer à des sorties de longues distances a été des plus rare. La faute à ce virus au nom de cervoise, comme auraient pu dire nos ancêtres les gaulois, si toutefois ils avaient eu la chance de connaître les virus et le plaisir des balades cyclos avec les copains. Malheureusement pour eux, les uns et les autres n’auront été inventés que des siècles plus tard. Mais j’ai comme l’impression que je m’égare un peu.

12 septembre. 7 heures du matin. Place de l’église. Nous sommes une douzaine de cyclos prêts à nous élancer pour un parcours devant nous mener jusqu’à Provins. Fait pas très clair. Ni très chaud. La petite montée en direction d’Emerainville va nous permettre de nous mettre en jambes. Faut bien dire que des bosses, va pas y en avoir beaucoup le matin. En plus le vent nous est favorable.

On file allègrement en direction de Lumigny puis Rozay en Brie. Petite pause en haut de l’unique courte montée matinale. On en profite pour adresser aux cycloteurs une photo clin d’œil de la pause banane.

Il n’est que 9.20 heures et nous avons déjà parcouru plus de 50 kilomètres. Moins de 2 heures après nous posons pour la photo souvenir à côté du panneau indiquant l’entrée de Provins. Un bon bout de fait.

Petit cheminement dans les rues de la cité médiévale, avec arrêt à la boulangerie pour permettre à ceux qui n’ont pas emporté de victuailles d’acheter de quoi se restaurer, puis nous rejoignons un charmant petit parc pour nous sustenter et reprendre quelques forces.

Et c’est reparti. Une petite bosse pour commencer, histoire de perturber la digération qui débute, avant de nous lancer, nez au vent, en direction de Saint Augustin. La route monte et descend sans cesse. C’est peut-être pour cela que le vent n’est guère perturbant. On ne va pas s’en plaindre.

A Saint Augustin, les choses changent quelque peu. Bon, d’accord, sur le papier, cela ne semble pas très important. 50 mètres de dénivelé en un peu plus d’un kilomètre, cela fait un pourcentage des plus raisonnable. Mais quand on est dans la montée, ben on est bien content d’avoir un plateau de 30 dents à l’avant. Et on n’hésite pas à le mettre. Surtout qu’une dizaine de kilomètres plus loin, c’est Tigeaux. Fort heureusement, on ne fera pas le mur. Ouf.

Ne reste plus qu’à rentrer, tranquillement et refermer la boucle. Ce qui sera fait promptement. Les 174 kilomètres auront été parcourus en 7.37 heures.

Mention particulière aux deux gamins qui ont fait cette sortie avec nous sans jamais forcer la dose ce qui a permis le maintien d’une excellente ambiance dans notre petit groupe, comme toujours finalement.

Je serais sous la douche peu après 16 heures, bien content d’avoir pu, enfin, inscrire une longue distance dans mon cahier de sorties de l’année.

Et puis, juste une semaine plus tard, mais c’est une autre histoire…

Bernard W.