PARVENIR À PROVINS ET RETOUR – 19/06/2021

Par une belle journée provinciale, les hardis compagnons qui pavoisaient aux couleurs du club devant l’église de Gournay, finirent par s’ébranler en direction de Provins.
La cité médiévale les attendait.
Le temps était clément et aucun incident particulier ne fut à déplorer.
L’allure tranquille mais vive égayait les participants qui, plus souvent qu’à leur tour, accéléraient en vue de pancartes annonciatrices ou de rares montées. Thierry menait le convoi des autopropulsés.
Les cyclos appréciaient et arrivèrent sans encombres à destination. Quelle destination ! Une ville en début d’effervescence qui préparait les spectacles moyenâgeux à venir. Mais ce ne fut pas sans inconvénients pour les valeureux à deux roues. En pleine ascension sur des pavés, ils se virent déroutés par un préposé qui fermait la voie, les obligeant à poursuivre une rue plus raide encore. Grimpant cahin-caha, ils s’échinaient.
Peu après une place rectangulaire, ornée d’échoppes et de belles demeures restaurées s’offrait à eux. Il était temps de se sustenter.
Les heureux drilles mangèrent de bon appétit tout en devisant gaiment, çà et là, sur des bancs laissés à disposition des badauds. Puis, généreux, Didier invita les compères à s’asseoir auprès des tables libres de la taverne et à commander des boissons fort bienvenues. On y discuta, entre autres, de l’organisation des clubs cyclos, de leur devenir et de l‘implication des membres bénévoles. Le temps agréable mais inexorable passa. Il fallait repartir.
Le retour était plus plat, c’était prévu. Thierry menait toujours le train. Le vent de face forcissait, il fallait le relayer. Du moins était-ce la rumination de l’auteur de ces lignes.
Dépassant gentiment Thierry, j’accélérai quelque peu, puis encore et encore. Je me retournai : Thierry n’avait pas emboîté le pas. Bon ce n’était pas grave, j’avais une bonne allure et je vérifiais de temps à autre que l’équipe allait dans la même direction. Une grande ligne droite, des bois, toujours une bonne allure, un regard en arrière, personne. Pas gênant, la route descendait quelque peu, ils étaient juste bien derrière. Au bout d’un certain temps , toujours rien. J’attends. Personne à l’horizon. Allez je rebrousse chemin. Je roule, atteins le faîte de la déclivité mais là encore, même loin devant : PERSONNE ! Sonnerie de téléphone portable. Je le sors difficilement de la pochette accrochée au cadre, et décroche , une première pour moi, sans tomber :
– « Didier ? »
– « Reviens en arrière (avec bruits de fond des compères hilares) »
– « C’est ce que je fais ».
Fin de la conversation.
Bon là je fonce en espérant qu’ils aient pas eu à m’attendre trop longtemps. J’arrive – exténué – à un croisement avec une petite route que je n’avais pas vue, et je me demande encore pourquoi …
Explications, excuses, rigolade, on reprend. Pas fier, je reste derrière jusqu’à la fin.
J’ai essayé de comprendre : pas de trace gps ( problème personnel de compétence informatique ) et une allure inadaptée pour l’ensemble du groupe. Ça c’est Thierry qui me le révélera.
Une très belle balade quoi.
François